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RAILMIND
Lexique ferroviaire

Le vocabulaire du ferroviaire, défini

46 définitions des normes, organismes, organes et procédés que RAILMIND doit savoir nommer et relier — du contrôle-commande à la maintenance, de la réglementation européenne aux notions d'intelligence artificielle appliquées au ferroviaire.

Réglementation et normes

Les autorités, textes et normes qui encadrent la sécurité ferroviaire en Europe et aux États-Unis.

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EPSFÉtablissement public de sécurité ferroviaire
Autorité nationale de sécurité française pour le transport ferroviaire. L'EPSF délivre les autorisations et agréments, contrôle les acteurs du système et publie une documentation de référence sur la sécurité de l'exploitation. C'est le point d'entrée réglementaire pour toute question de sécurité sur le réseau français.Le secteur associé
ERAAgence de l'Union européenne pour les chemins de fer
Agence européenne chargée de l'interopérabilité et de la sécurité ferroviaires. Elle prépare les spécifications techniques d'interopérabilité, délivre les autorisations de véhicules valables dans plusieurs États membres et les agréments ERTMS, et tient les registres européens du matériel et de l'infrastructure.Le secteur associé
STISpécification technique d'interopérabilité
Règlement européen fixant les exigences que doit remplir un sous-système pour circuler sur le réseau de l'Union. Les STI couvrent notamment l'infrastructure, l'énergie, le contrôle-commande et la signalisation, le matériel roulant, l'exploitation et l'accessibilité. Chaque STI définit ses paramètres fondamentaux et ses procédures d'évaluation.Le secteur associé
MSCMéthode de sécurité commune
Méthode européenne harmonisée d'évaluation et d'appréciation des risques, appliquée lors d'un changement significatif du système ferroviaire. Elle impose une analyse structurée, le recours à des principes d'acceptation du risque et, dans les cas prévus, l'intervention d'un organisme d'évaluation indépendant.Le secteur associé
ECEEntité chargée de la maintenance
Organisation responsable de la maintenance d'un véhicule ferroviaire et inscrite à ce titre au registre du matériel. Elle assure la gestion de la maintenance, le développement des programmes, la gestion de la remise en service après travaux et la réalisation effective des opérations, sous certification.Le secteur associé
EN 50126Fiabilité, disponibilité, maintenabilité, sécurité (RAMS)
Norme européenne qui organise la démonstration RAMS d'un système ferroviaire sur l'ensemble de son cycle de vie, de la définition du besoin au démantèlement. Elle structure les exigences, les analyses de risque et les preuves à produire à chaque phase, et sert de cadre aux normes logicielles et matérielles associées.Le secteur associé
SILNiveau d'intégrité de sécurité
Échelle qui qualifie l'exigence d'intégrité attribuée à une fonction de sécurité, du niveau le plus faible au plus élevé. Dans le ferroviaire, le niveau visé conditionne les méthodes de conception, de vérification et de validation à mettre en œuvre pour le matériel comme pour le logiciel.Le secteur associé
UICUnion internationale des chemins de fer
Association mondiale des entreprises ferroviaires. L'UIC publie des fiches techniques qui ont longtemps servi de référence commune avant l'entrée en vigueur des normes européennes, et reste une source majeure pour les pratiques d'exploitation, de maintenance et de conception à l'international.Le secteur associé
FRAFederal Railroad Administration
Autorité fédérale américaine de sécurité ferroviaire. Ses règles sont codifiées au titre 49 du Code of Federal Regulations, qui traite notamment des normes de sécurité de la voie, des inspections et des règles de circulation. C'est le référentiel applicable aux réseaux nord-américains.Le secteur associé

Signalisation et contrôle-commande

Les systèmes qui espacent les trains, contrôlent la vitesse et transmettent les autorisations de mouvement.

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ERTMSSystème européen de gestion du trafic ferroviaire
Système européen unifié de contrôle-commande et de signalisation, conçu pour remplacer les systèmes nationaux et rendre les lignes interopérables. Il associe la partie contrôle de vitesse ETCS et une couche de radio sol-train, historiquement GSM-R et à terme FRMCS.Le secteur associé
ETCSSystème européen de contrôle des trains
Partie contrôle de vitesse de l'ERTMS. Le calculateur embarqué reçoit une autorisation de mouvement, construit une courbe de freinage et intervient si le conducteur la dépasse. Il se décline en niveaux, du niveau 1 avec balises et signalisation latérale au niveau 2 avec signalisation en cabine par radio.Le secteur associé
GSM-RRadio numérique ferroviaire
Réseau radio numérique dédié au ferroviaire, dérivé du GSM et adapté aux besoins d'exploitation : appels de groupe, appel d'urgence prioritaire, adressage lié à la fonction plutôt qu'à la personne. Il porte la communication sol-train et, en ETCS niveau 2, les autorisations de mouvement.Le secteur associé
FRMCSSystème futur de communication mobile ferroviaire
Successeur du GSM-R, construit sur les technologies mobiles large bande. Il vise à porter non seulement la voix et les autorisations de mouvement, mais aussi les usages nécessitant du débit : télédiagnostic, vidéo, conduite assistée, échanges de données de maintenance en temps réel.Le secteur associé
KVBContrôle de vitesse par balises
Système français de contrôle ponctuel de la vitesse. Des balises au sol transmettent au train les informations nécessaires pour surveiller le respect des limitations et l'arrêt devant un signal fermé, avec déclenchement du freinage d'urgence en cas de dépassement.Le secteur associé
TVMTransmission voie-machine
Système de signalisation en cabine employé sur les lignes à grande vitesse françaises. À grande vitesse, la signalisation latérale n'est plus lisible : les consignes de vitesse sont transmises par les circuits de voie et affichées directement au tableau de bord du conducteur.Le secteur associé
Cantonnement
Principe d'espacement des trains qui découpe la ligne en sections, les cantons, et n'autorise qu'un seul train à la fois dans chacune. C'est la base de la sécurité de circulation : la signalisation, quelle que soit sa technologie, exprime l'état d'occupation des cantons situés devant le train.Le secteur associé
Enclenchement
Dispositif qui interdit toute combinaison dangereuse entre signaux et appareils de voie. Un itinéraire ne peut être ouvert que si les aiguilles sont dans la bonne position, verrouillées, et que les itinéraires incompatibles sont refusés. C'est la fonction de sécurité centrale d'un poste de commande.Le secteur associé

Infrastructure et voie

La géométrie de la voie, ses composants et les ouvrages qui la portent.

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Écartement
Distance entre les faces internes des deux rails, mesurée sous le plan de roulement à une profondeur définie par le référentiel. L'écartement standard européen est de 1435 mm. Les tolérances de pose et de maintenance sont fixées par la STI infrastructure et les référentiels du gestionnaire.Le secteur associé
Dévers
Différence de hauteur entre les deux files de rails en courbe, destinée à compenser une partie de l'accélération centrifuge. Le dévers réel, le dévers théorique et l'insuffisance de dévers qui en résulte conditionnent le confort, l'usure du rail et la vitesse maximale autorisée en courbe.Le secteur associé
Appareil de voie
Ensemble mécanique permettant à un train de passer d'une voie à une autre ou d'en croiser une. Il réunit aiguilles, cœur, contre-rails et organes de manœuvre et de verrouillage. C'est l'élément de voie le plus sollicité et le plus surveillé, avec des tolérances et des contrôles propres.Le secteur associé
LRSLong rail soudé
Voie dont les rails sont soudés en très grandes longueurs, supprimant la majorité des joints. Le confort et la durée de vie des composants y gagnent, mais le rail ne peut plus se dilater librement : la pose impose une température de référence et une surveillance des contraintes, notamment en forte chaleur.Le secteur associé
Usure ondulatoire
Déformation périodique de la surface de roulement du rail, qui apparaît sous forme de vagues régulières. Elle augmente le bruit, les efforts dynamiques et la fatigue de la voie comme du matériel. Le traitement habituel est le meulage, déclenché à partir d'un seuil de profondeur défini par le référentiel.Le secteur associé
Bourreuse
Engin de chantier qui relève la voie et comprime le ballast sous les traverses pour rétablir le nivellement et le dressage. Elle travaille à partir d'un relevé de géométrie et laisse une voie dont la stabilité doit être reconstituée avant retour à la vitesse nominale.Le secteur associé
Gabarit
Contour de référence qui sépare ce que le matériel roulant peut occuper de ce que l'infrastructure doit laisser libre. Un transport exceptionnel, une caténaire basse ou un quai mal implanté se traitent tous comme une question de gabarit, avec des profils définis au niveau européen.Le secteur associé

Matériel roulant

Les organes du train : roulement, freinage, captage du courant, attelage.

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Bogie
Châssis pivotant portant deux essieux ou plus, sur lequel repose la caisse du véhicule. Il assure le guidage en courbe, la suspension et souvent le freinage et la motorisation. La quasi-totalité des défauts de tenue de voie et de confort se joue dans son comportement dynamique.Le secteur associé
Méplat
Zone plate créée sur la table de roulement d'une roue lorsqu'elle s'est bloquée et a glissé sur le rail. Le choc répété qui en résulte endommage la voie et le véhicule. Au-delà d'une longueur définie par le référentiel, il impose une limitation de vitesse puis un reprofilage.Le secteur associé
Pantographe
Organe articulé qui capte le courant sur la ligne de contact. Sa qualité de captage dépend de l'effort qu'il exerce, de l'état de ses bandes de frottement et de la géométrie de la caténaire. Un défaut de captage se lit aussi bien sur le véhicule que sur l'infrastructure.Le secteur associé
Frein automatique
Frein pneumatique dont la conduite générale est maintenue en pression pour tenir les freins desserrés. Toute chute de pression, volontaire ou accidentelle, provoque le freinage. Cette conception garantit qu'une rupture d'attelage ou une fuite arrête le train plutôt que de le laisser libre.Le secteur associé

Énergie et traction électrique

L'alimentation de la ligne de contact et les régimes de tension employés en Europe.

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Caténaire
Ensemble des câbles suspendus au-dessus de la voie qui alimentent le train en électricité. Le fil de contact est porté par un câble porteur au moyen de pendules, de façon à rester à hauteur et tension constantes malgré la portée entre supports et les variations de température.Le secteur associé
Régimes de tension
Systèmes d'alimentation employés sur les réseaux européens, principalement le courant continu 1,5 kV et 3 kV et le courant alternatif 15 kV 16,7 Hz et 25 kV 50 Hz. Un train circulant à l'international doit être multi-tension et savoir basculer de l'un à l'autre en marche.Le secteur associé
Sous-station
Installation qui prélève l'énergie sur le réseau public, la transforme au régime de la ligne et l'injecte dans la caténaire. Son implantation détermine la longueur des sections alimentées, la chute de tension admissible et la capacité de la ligne à absorber un trafic dense.Le secteur associé
Section de séparation
Portion de caténaire non alimentée qui isole deux secteurs électriques, par exemple entre deux sous-stations ou deux régimes de tension. Le train la franchit sans traction, sur son élan, selon une procédure précise : un franchissement sous puissance provoque un arc et endommage l'installation.Le secteur associé

Exploitation et travaux

La circulation des trains, les chantiers sur voie et les engins qui y accèdent.

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Sillon
Capacité d'infrastructure attribuée à un train pour circuler d'un point à un autre à un horaire donné. Le sillon est la ressource que le gestionnaire d'infrastructure alloue et facture, et l'unité de base de la construction horaire comme de la gestion des travaux.Le secteur associé
Engin rail-route
Machine de chantier équipée à la fois de pneus et de roues ferroviaires escamotables, capable de rejoindre la voie par un accès routier puis d'y circuler. Pelles, nacelles et porteurs rail-route permettent d'intervenir sans train de travaux, dans un cadre de sécurité propre.Le secteur associé
Consignation caténaire
Procédure qui met hors tension une section de caténaire et la sécurise avant travaux : demande, mise hors tension, vérification d'absence de tension, mise à la terre. Aucune intervention à proximité des installations sous tension n'est possible sans son exécution complète et tracée.Le secteur associé
Retour d'expérience
Démarche qui collecte les événements de sécurité, les analyse et en tire des mesures correctives diffusées à l'ensemble des acteurs. C'est l'un des piliers du système de gestion de la sécurité : un incident non analysé et non partagé est un incident qui se reproduira.Le secteur associé

Maintenance et données

Les méthodes et indicateurs qui pilotent la maintenance, et les données qui les alimentent.

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GMAOGestion de maintenance assistée par ordinateur
Système d'information qui porte le référentiel des équipements, les gammes de maintenance, les ordres de travail et l'historique des interventions. C'est la source des données de fiabilité d'une flotte ou d'un patrimoine, et le point d'entrée naturel d'une analyse assistée par IA.Le secteur associé
Maintenance conditionnelle
Maintenance déclenchée par l'état réel du matériel plutôt que par un compteur de temps ou de kilomètres. Elle repose sur des mesures continues ou périodiques et sur des seuils justifiés, et suppose que la donnée soit fiable, datée et rattachée sans ambiguïté à un équipement.Le secteur associé
MTBF et MTTRTemps moyen entre défaillances, temps moyen de réparation
Deux indicateurs complémentaires de la performance d'une flotte. Le premier mesure l'espacement moyen des défaillances, donc la fiabilité ; le second la durée moyenne de remise en état, donc la maintenabilité. Leur combinaison donne la disponibilité effective du matériel.Le secteur associé
Télémétrie embarquée
Collecte à distance de mesures issues de capteurs installés sur un véhicule ou une installation : température, vibration, pression, position, consommation. Exploitée avec le référentiel de maintenance, elle transforme une alarme brute en décision documentée.Le secteur associé

Intelligence artificielle appliquée au ferroviaire

Les notions techniques qui décrivent comment une IA peut répondre sur un référentiel sans l'inventer.

RAGGénération augmentée par la recherche
Architecture dans laquelle le modèle de langage ne répond pas de mémoire mais à partir de passages retrouvés dans un corpus documentaire. La réponse peut alors citer sa source. C'est la seule approche compatible avec une exigence de traçabilité réglementaire.
Ancrage
Propriété d'une réponse dont chaque affirmation renvoie à un passage précis d'un document du corpus. Une réponse ancrée se vérifie ; une réponse non ancrée reste une hypothèse. Sur un sujet réglementaire, la distinction entre les deux doit être visible pour le lecteur.
Hallucination
Production par un modèle d'une affirmation plausible mais fausse, souvent d'un chiffre ou d'une référence inventés. Dans le ferroviaire, une tolérance erronée présentée avec assurance est plus dangereuse qu'une absence de réponse : d'où la règle de ne rien affirmer sans source.
Recherche hybride
Combinaison d'une recherche lexicale, qui retrouve les termes exacts comme une référence de norme, et d'une recherche vectorielle, qui retrouve le sens même si les mots diffèrent. Sur un corpus technique où les codes de document comptent autant que les concepts, les deux sont nécessaires.
Souveraineté des données
Maîtrise du lieu d'hébergement et du régime juridique applicable aux données traitées. Pour un exploitant ferroviaire, elle conditionne la possibilité même de confier à une IA des plans, des procédures de sécurité ou des relevés d'incidents.
On-Premise et air-gap
Modes de déploiement où le logiciel s'exécute sur les serveurs du client, jusqu'au cas extrême d'un réseau totalement isolé d'internet. Ils répondent aux contextes où le corpus ne peut pas sortir du système d'information, fréquents en sécurité ferroviaire et en défense.

Passez à l'ère de l'ingénierie augmentée.

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